Réunissant le conseil municipale le 31 mai 2016, le maire de Strasbourg, Roland Ries, a annoncé être en contact avec « des promoteurs pour la construction d’un bâtiment qui permettrait d’accueillir les activités du parlement européen aujourd’hui installées à Bruxelles (…) » informe Dernières Nouvelles d’Alsaces (DNA). En effet, ce dernier doit faire l’objet de grands travaux de rénovations en 2019 et 2020.

La possibilité de construction de ce bâtiment pourrait se réaliser dans le cadre de travaux du bâtiment européen Paul-Henri-Spaak (surnommé le Caprice des Dieux) dans la capitale belge. Toutefois l’institution n’a pas encore pris de décision pour entamer ces travaux de rénovation. Et si transfert il y a, ce dernier sera temporaire.

Si l’opération était amenée à voir le jour, elle concernerait une parcelle d’un hectare disponible à l’extrémité est du quartier d’affaires du Wacken, au pied du Parlement européen à Strasbourg. Selon les informations de DNA, cette parcelle peut accueillir jusqu’à 30 000 m² de surface de plancher. Si le transfert de l’administration européenne ne voyait finalement pas le jour, l’infrastructure strasbourgeoise « serait revendu en bureaux ».

« Je ne désespère pas qu’une partie voire la totalité de l’administration soit à Strasbourg (…) », intervient Roland Ries au journal Dernières Nouvelles d’Alsaces. Et d’ajouter ; « Je ne voudrais pas que le jour où peut-être il y a volonté politique dans ce sens, nous ne soyons pas en capacité d’y répondre ». Si ce transfert de l’administration européenne n’était pas réalisé, la municipalité de Strasbourg envisage de vendre les espaces de bureaux du futur bâtiment à des investisseurs privés.

« Nous avons eu des contacts avec des promoteurs qui se disent prêts à prendre des risques, déroule Roland Ries au journal local DNA. Mais cela veut dire que si ça ne se fait pas, au bout de « x » années, pas plus de cinq ans, le bâtiment devra être commercialisé comme un bâtiment classique ».

De son côté la sénatrice Fabienne Keller qui estime « important de nous mettre au travail pour la construction d’un bâtiment du Parlement qui soit adapté à leurs attentes ».

Toutefois, comme le note Dernières Nouvelles d’Alsaces, l’opération – d’un investissement estimé à 100 M€ en fonction du format retenu – peut présenter des risques. Notamment celui de construire l’infrastructure « en blanc ». Pour Alain Fontanel, premier adjoint à la ville de Strasbourg, « partir seul en amont » c’est prendre le risque de construire un bâtiment pas adapté et au final « de se retrouver obligé de le vendre à la découpe faute de répondre à un besoin dans le cahier des charges n’aurait pas été défini avant la finalisation du projet. »

Pour rappel, le bâtiment bruxellois est un édifice de 13 étages qui compte 630 bureaux et un hémicycle.

Article initial paru dans Business Immo.