A Bruxelles les 20 et 21 mars derniers, Roland RIES a notamment rencontré Sir Julian KING, Commissaire chargé de l’union de la sécurité, Karl-Heinz LAMBERTZ, Président du Comité européen des Régions et a participé au Sommet des Maires sur le futur de l’Europe organisé par le réseau EUROCITIES.

« Sommet des Maires sur le futur de l’Europe » : à la veille des élections du 26 mai prochain, les villes européennes imaginent un futur urbain européen plus inclusif, solidaire et durable

A un moment déterminant pour l’Union européenne, à quelques semaines des élections et à la veille du Sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement, le réseau de villes EUROCITIES a rassemblé le 21 mars dernier plus d’une soixantaine de Maires de villes européennes progressistes autour d’un « Manifeste des Maire pour l’Europe ». Ce document s’adresse directement aux dirigeants nationaux et européens et contient des propositions concrètes, telles la nomination d’un vice-président en charge des affaires urbaines à la Commission européenne ou le renforcement de mécanismes effectifs de démocratie participative dans les collectivités territoriales.

Le Maire de Strasbourg a notamment souligné la responsabilité première des élus locaux européens dans la mise en œuvre locale des Objectifs de Développement Durable (ODD). Pour Roland RIES, « les villes sont de fabuleux « réservoirs à solutions » innovantes et constituent l’échelle idoine pour une transformation en profondeur de notre modèle de développement et – in fine – de notre rapport à la citoyenneté dans le cadre européen ».

Strasbourg accueillera un séminaire européen sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme

A l’occasion d’un tête-à-tête, Roland RIES a pu remercier le Commissaire chargé de l’union de la sécurité – Sir Julian KING – de sa présence à Strasbourg au lendemain de l’attentat du 11 décembre 2018, où il avait fait le déplacement et signé le livre d’or en hommage aux victimes.

Le Maire et le Commissaire ont échangé sur les résultats et le suivi de la Conférence intitulée « Villes de l’UE contre la radicalisation » qui s’était tenue à Bruxelles le 26 février dernier à l’invitation de la Commission européenne et à laquelle la Ville de Strasbourg était représentée.

Notamment, a été évoquée la possibilité d’accueillir dans les prochains mois à Strasbourg la première réunion d’un groupe restreint de villes impliquées dans la mise en œuvre d’un cadre européen plus structuré sur ces nouvelles menaces. Ainsi, Roland RIES a estimé que « la lutte contre le terrorisme et contre l’extrémisme sont des défis contemporains qui ne cesseront malheureusement pas du jour au lendemain » et que, par conséquent, « il est impératif que des échanges et des coopérations s’instituent ou se renforcent avec des responsables locaux européens à un niveau stratégique et politique ». Tous les sujets pertinents, y compris par exemple les défis aussi actuels que le retour des combattants terroristes étrangers ou la radicalisation en ligne, concernent un très grand nombre de villes de l’UE.

« Oser expérimenter collectivement au niveau local pour transformer l’Europe en profondeur »

Ce déplacement à Bruxelles fut également l’occasion d’un échange de points de vue franc et ouvert avec Karl-Heinz LAMBERTZ, le Président du Comité européen des Régions, lors d’un dîner de travail organisé avec le concours du Bureau Europe Grand-Est (BEGE).

Le Maire a fait valoir l’engagement particulier de Strasbourg, capitale parlementaire européenne, pour une politique de cohésion forte, première expression de la solidarité au sein de l’UE, en insistant sur trois nécessités : simplification, maintien des moyens et meilleure accessibilité.

Il a rappelé le message délivré en commun avec la Commissaire en charge de la politique régionale, Corina CREŢU, en visite transfrontalière à Strasbourg le 11 mars dernier : l’UE peut en partie, se refonder à partir des collectivités territoriales et, en ce sens, les zones transfrontalières doivent devenir comme à Strasbourg autant de « laboratoires d’Europe ».

Le Maire a également défendu la candidature de Strasbourg au titre de Capitale verte européenne 2021 et pour laquelle une décision sera prise à la fin du mois de juin prochain.

Dans un entretien à la presse européenne, le Maire de Strasbourg a insisté sur l’« urgence d’oser », face aux incertitudes écologiques et au danger d’un retour des égoïsmes nationalistes. « Oser, c’est-à-dire expérimenter, explorer collectivement des voies nouvelles permettant de mettre en œuvre le bon cadre. Nous sommes à un moment de notre histoire où l’expression « lutte pour l’Europe » se justifie. Il s’agit d’une lutte pacifique mais déterminée, autour d’une vision stratégique et politique de la construction européenne, avec et pour ses citoyens. J’ai la conviction que l’échelon local est le mieux à même de défendre sur le terrain les valeurs progressistes européennes. C’est ce que l’Europe de Strasbourg veut dire. C’est là l’engagement que nous devons aux jeunes générations ».